modèles - contre modèles
Partons de l'idée qu'il faudrait nécessairement simuler le monde... Utiliserait-on un système d'optimisation basé sur l'approximation ? c-a-d -> simulerait-on les nuées d'oiseaux grâce à des algorithmes de "boids" (du moins tant qu l'on se situe assez éloigné pour ne pas distinguer un individu d'un autre) ? Dans une machine, sans aucun doute, on économise ainsi une bonne part du temps de calcul. Peut-on alors considérer les oiseaux comme des "boids" ? Non. On peut dire ici qu'il y a croisement de réalités, intersection de modèles. A un moment donné, un modèle peut paraître se comporter comme un être réel. Néanmoins, sa réalité complète, ne dépasse pas son statut de modèle (quand bien même il s'agirait d'un modèle universel). Tout le reste n'est qu'une question de croyance en la véracité, l'universalité ou la validité du modèle.

Pour ce qui est du FSE, c'est au modèle capitaliste libéral que l'on s'oppose. On s'oppose à un modèle qui s'étend par sa capacité -momentanée- à répondre à des besoins réels. Construire un autre modèle consiste à travailler sur l'échelle à laquelle on considère les entités en jeu, individus ou sociétés. Tenter d'inventer des modèles qui puissent à la fois croiser le réel et une autre notion de l'individu est un enjeu primordial.

En art, on construit des modèles, des méthodes, qui -fondamentalement- croisent -ou pas- le réel. Cette potentialité des intersections met en jeu l'échelle de la création par rapport au monde, dans une considération de l'individu public dans la société. L'intersection -ou non- d'un modèle et du public (de la sphère publique) n'est pas un facteur d'empêchement pour l'artiste chercheur.

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