valise
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L'usage de valises nommées 'timecases' avait été proposé initialement dans le cadre d'un projet commun avec Paul Demarinis et certains de ces étudiants de l'école de Stanford. Le projet n'a pas abouti mais l'idée se déplacer avec un ou plusieurs ateliers, dans le but de travailler en contexte reste une hypothèse exploitable dans PLOT.

"timecases"
Une valise permet le transport de tout dispositif en accord avec son volume : atelier d'électronique, écrans LCD, ordinateurs, amplificateurs, microphones, caméra video, antennes, capteurs, et pourquoi pas une bibliothèque.
Les dispositifs peuvent de déployer au coin d'une rue, dans une chambre d'hôtel, au sommet d'une colline ou bien le long d'une autoroute.

A la manière de la table de camping, nous transportons nos temporalités avec nous. L'usage de dispositifs de camping revient à répéter des processus semblables dans des contextes différents. Ces processus, mettant en oeuvre une sensibilité aux contraintes et nécessités des situations croisées, ne se déroulent jamais exactement selon la même ligne et se donnent aux lieux toujours renouvelés.
Nous considérons ces valises comme des machines.
La mise en translation d'une machine part à la recherche du même dans un monde en perpétuel mouvement.

Une machine peut-être un ordinateur, un simple regroupement de puces éléectroniques, une collection de textes, un jeu d'objets, une biliothèque de sons ou d'images, tout dispositif porteur d'une logique temporelle et potentiellement opérationnelle. Chaque participant à Plot doit pouvoir concevoir sa propre machine lui permettant de voyager avec ses temporalités propres. Ces machines -dans l'idéal- sont reproductibles, transmissibles (on peut en envoyer les plans) et duplicables.


Déplacer du temps / Synchroniser les machines
Toutes les machines qui nous accompagnent, y compris nos corps, nécessitent une certaine quantité d'énergie pour fonctionner. La solution commune et admise consiste à transporter avec nous l'énergie nécessaire. Cette réponse est purement technique, elle maintient l'usage continu d'une machine entre deux réseaux d'alimentation. Avec des batteries on transporte un temps continu, abstrait, dissocié des contraintes locales. Le seul soucis revient à prolonger le fonctionnement entre deux prises secteur.
La sensibilité au contexte passe aussi et peut-être avant tout par la gestion de l'énergie. Il nous apparaît alors évident de penser l'usage des machines en étroite corrélation avec l'énergie trouvée sur place.
Cette intention de travailler à partir d'une énergie locale a moins à voir avec une projection écologique qu'avec une vision esthétique de la présence des machines dans les situations courantes.

Notre rapport aux énergies renouvelables n'a donc par comme visée le maintien coûte que coûte d'un travail en continu mais plutôt une position critique concrète, où, quand par chance l'éolienne s'immobilise, la conversation peut reprendre.
Nous nous orientons plus vers des régulateurs (stabilisant une tension variable) que vers des batteries.
Nous n'excluons pas la possibilité de dérouler un câble d'alimention si nous nous situons près d'un réseau électrique, mais ce geste ne s'effectuera pas a prori.

Ces contraintes énergétiques nous amènent à considérer le rythme propre de chaque contexte dans lequel nous nous installons.

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